Le nucléaire à l’heure de la com!

Mise en garde: La campagne publicitaire objet de cet article a été lancée avant le tsunami qui a sévi au Japon en mars 2011 et la catastrophe nucléaire qui s’en est produite.

Après une campagne réussie en 2004 (les Experts de l’énergie) qui a duré six ans, Areva revient à la charge avec un film d’animation de 60 secondes qui décrit l’histoire de l’énergie  »comme vecteur du progrès humain depuis l’antiquité ». La campagne publicitaire  »L’épopée de l’énergie » lancée en janvier 2011 s’inscrit dans le cadre d’une stratégie étalée sur 5 ans pour célébrer les 10 ans d’Areva. Le groupe voulait renforcer sa position de leader en matière d’énergie sans CO2 et que son activité s’inscrit dans le cours de l’histoire.

Une analyse de contenu des principaux blogs qui ont traité le sujet, y compris les commentaires, nous permet de souligner la réussite technique de la campagne, avec une quasi-unanimité parmi les professionnels. Néanmoins, la même analyse, cette fois-ci, de l’actualité qui a entouré la campagne, révèle que l’impact sur le public est resté mitigé et ce, pour diverses raisons:

  • Le domaine du nucléaire est, par nature, un domaine très sensible dans la sphère publique depuis la deuxième guerre mondiale.
  • les mouvements environnementalistes et les partis verts sont très actifs. Areva avait prévu d’utiliser une nouvelle signature publicitaire:  »L’énergie au sens propre », mais les Verts ont réussi à suspendre de ce slogan en saisissant l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP).
  • Les clients d’Areva sont des institutionnels. Cette campagne visait le grand public qui, pour le directeur de la communication et porte-parole du groupe, est un  »client politique ».

Un point très important à notre avis et qui était négligé ou mal abordé, est la version web de cette stratégie. Comme l’a soulevé un des blogueurs qui ont traité le sujet, le groupe a développé un plan média en ligne au lieu de mettre en place une vraie stratégie digitale. Les principaux éléments et avantages de cette dernière auraient été:

  • Une meilleure qualité web du film au lieu d’être conçu seulement pour le grand écran et la télévision HD.
  • Un meilleur impact sur le public cible, ou les réticents parmi celui-ci, en allant les chercher là où ils sont actifs sur le web (forum, pétition en ligne, médias sociaux…)
  • Une utilisation des médias sociaux pourrait élargir la base de l’audience, sauf si la non-exploitation de ce canal a été un choix délibéré par le groupe (les raisons de ce choix sont multiples et ce seul article ne peut en dresser les contours)

FICHE TECHNIQUE DE LA CAMPAGNE PUBLICITAIRE

  • Agence de publicité : Euro RSCG C&O
  • Agence média : Havas Media International
  • Réalisation : H5
  • Musique : « Funkytown » interprétée par Lipps Inc., composée par Steven Greenberg et réorchestrée par le London Symphony Orchestra
  • Budget d’achat d’espace : 15,5 M€ brut
  • 10 mois du travail
  • 100 acteurs
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La pire job au monde

Après «The best job in the world» quelque part sur une île paradisiaque de l’Australie, la région touristique Sorel-Tracy tentait le concept de la meilleure job de l’été en proposant gros salaire, beau bureau dans un décor idyllique où les murs n’existent pas, plaisir certain, bref tout est là pour essayer de créer le buzz qui rendra viral.


L’agence de pub suisse Numéro 10 a décidé de pousser plus loin le concept en trouvant une façon originale d’afficher les postes disponibles et surtout, faire parler d’elle. «The worst job in the world» est une vidéo déposée sur YouTube devenue virale. La recette: la disruption complète en ce qui concerne les qualités normalement recherchées chez un employé et les avantages offerts. Le contexte de l’organisation fait que ça fonctionne et malgré le ton humoristique, l’agence tient à laisser savoir qu’ils sont véritablement en recrutement. Avis aux intéressés! et n’oubliez pas de soumettre votre certificat psychiatrique.

Une mouche tricolore pour les séries

Vu aujourd’hui sur le bulletin électronique d’Infopresse.

Après le zoo de Granby et son tigre qui déchiquète une boîte à l’image des Pingouins de Pittsburgh, voilà qu’un magasin de plein air, de chasse et pêche bien connu à Québec, Latulippe, emboîte le pas dans la foulée de la fièvre du hockey. Une mouche tricolore en guise de soutien au CH. Apparemment, que la prise de trophées est quasi garanti ! Avez-vous pensé en mettre une ou deux dans votre coffre à pêche ?

Évidemment, certaines auraient préféré voir cette pub sous forme de vidéo, question de voir le potentiel d’une vidéo virale, mais ce sera pour une autre fois ! et pourquoi ne pas décliner ces mouches tricolores en boucles d’oreilles pour les amateures de pêches ou les partisanes de hockey ? La ligne est lancée !

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