Cure de jeunesse pour l’OSM?

Afin de rester jeunes, certains utilisent la chirurgie esthétique, d’autres consultent des spécialistes. Pour sa part, l’Orchestre symphonique de Montréal a décidé d’intégrer à sa façon le monde des 18 à 25 ans.

Effectivement, après avoir lancé sa nouvelle programmation le 2 septembre dernier, l’OSM a annoncé sept jours plus tard la venue d’une innovante série de concerts, Les concerts OSM éclatés, en association avec MUTEK.

Le menu musical

Le directeur musical de l’OSM, Kent Nagano, a forcé la rencontre de deux univers différents, celui de la musique symphonique et celui du monde industriel, dans le lieu historique qu’est la brasserie Molson Coors.

Les œuvres Messagesquisse de Pierre Boulez et la Symphonie no 1 Titan de Gustav Mahler interprété par des musiciens de l’Orchestre Symphonique de Montréal ouvriront le bal de cet événement inédit.

Par la suite, MUTEK, partenaire artistique, invitera des Berlinois à découvrir ce qu’est l’univers montréalais. D’abord, Thomas Fehlmann, producteur musical depuis la fin des années 1970, jouera en solo pour ensuite partager la scène avec des musiciens de l’OSM. Puis, ce sera au tour de Substance et Vainqueur, un groupe de 20 ans d’expérience, d’offrir une prestation de son projet Scion Versions Live.

La stratégie orchestrée

En ce qui a trait à la stratégie de communication, force est de constater qu’une telle association entre Molson M, MUTEK et l’OSM permettra à cette dernière d’ajouter un peu de couleur aux têtes blanches qui sont majoritairement présentes lors des concerts. En effet,  la tactique est bonne, considérant que les trois entreprises ciblent toutes un public jeune, cultivé et aimant sortir.

Si l’OSM applique cette démarche : « si les jeunes ne viennent pas à moi, allons vers eux. », c’est qu’il sait que ce public a un certain intérêt envers la musique symphonique. De plus, la demande semble être présente, car la réponse se voit positive sur les réseaux sociaux. C’est une preuve que les 18-25 ans peuvent être ouverts culturellement, mais qu’il y a des contraintes financières (par exemple, pour les Grands concerts, les billets varient entre 28$ et 165$) et sociales (préjugés) qui les empêchent de fréquenter les concerts de l’OSM.

La promotion de l’événement semble aller de bon train.  Autant les comptes de l’OSM sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) que les gens sur le web en parlent. Les quotidiens et plusieurs blogues ont ajouté cette date à leur agenda. Et que dire de leur campagne d’affichage? Ils ont réussi à cibler les stations de métro fréquentées par leur public cible.

Après l’abonnement 34 ans et -, qui propose 6 concerts pour 90$ au Parterre, voilà une autre belle initiative inédite qui permet aux plus jeunes d’avoir accès plus facilement à une richesse culturelle montréalaise. Y serez-vous? Pour avoir une ambiance unique, dans un endroit historique de notre belle métropole pour seulement 25 $, y compris deux Molson M, moi oui!

Atteindre la génération Y, oui ce sera possible pour moi !

Que le hasard fait bien les choses parfois. Alors qu’une bonne partie de ma clientèle à atteindre dans mon projet fait partie de la génération Y, alors que je me propose de faire des communications internes autrement, alors qu’après un remue-méninges d’équipe, nous en venons à dire : faisons émaner le message de la base plutôt que de la direction. Faisons en sorte qu’ils soient impliqués, qu’ils se sentent concernés, et bien voilà que je tombe sur un blogue où il est question non seulement de la génération Y mais aussi des 7 clés qui me permettront de mieux les atteindre et de mieux les faire participer à l’exercice de propagation de l’information.

Pour celles qui souhaiteraient rejoindre les Y dans leur projet, je vous invite à lire le blogue de Stéphane Lacroix, le gars des com sous le titre « Atteindre la génération Y ». Les 7 clés proviennent de la firme Morningstar Communications

Culture 2010 : complexe ou avancement ?

(En réponse à Rédactionsb)

Complexe, énorme complexe j’éprouve quant à ma propre culture générale. J’ai fait l’école, des études comme disent nos parent (qui sous-entend toujours être allé à l’université, jamais avoir étudié pour un métier, et pourtant !), et où ai-je appris la « culture générale » ? Cette culture qui me manque tant, qui me fait tellement défaut quand je converse avec ceux qui passent les 50 ans, parce qu’avant cet âge, la « culture générale », on ne nous ne l’a pas enseignée. On a peut-être essayé (un peu de géo, un peu d’histoire), mais elle n’est pas rentrée dans nos têtes comme elle est entrée dans celle de nos aînés. Et, je me demande si ce n’est pas pire lorsqu’on a étudié en sciences santé ou en sciences pures, ces sciences qui ouvrent toutes les portes à l’université. Mais bon, je ne suis quand même pas prête à dire qu’elles ne m’ont pas été utiles.

Mais lorsqu’il est question de pensée, de construction, expliquez-moi. Introduction (sujet amené, sujet posé, sujet divisé), développement (argumentation, citations, données statistiques, faits), conclusion (synthèse, ouverture), tout cela, je vous l’écris de mémoire, parce qu’on me l’a répété de mon premier à mon dernier niveau de secondaire, et même au niveau collégial. Sur quel nuage se trouvaient ceux qui n’ont pas compris ? Ceux qui n’ont pas enregistré ?

L’ère du clip commençait peut-être, mais on n’en était pas à se distraire dans les cours avec un iPod, un iPhone, un iTouch, un i«Patente», i«Machin» ou encore à se river sur un écran d’ordinateur, un écran télé, un écran pour jeux vidéo, on savait encore jouer dehors, socialiser, s’engueuler en direct et non en un échange infini de courriels ou de textos ponctués d’émoticones (mot qui n’existait pas quand j’étais jeune !), que dis-je, de binettes, qui expliquent notre état d’esprit.

Par contre, aujourd’hui, en un clic, l’on peut savoir ce qui se passe ailleurs dans le monde (lire et voir). En un clic, ou deux ou trois, l’on peut faire des recherches inouïes sur divers sujets, divers produits. La collecte d’information est rapide, ce qui porte notre « culture générale » à un autre niveau, loin de celle qu’entend Foglia tout de même.

Mais, à défaut d’avoir cette culture générale, celle qui était enseignée dans les fameux cours classiques, je salue ma génération, les « X », qui au moins, n’a pas peur de mettre la main à la pâte, d’accepter la critique pour être meilleure, de travailler intensément pour parvenir à ses fins. Ma génération a compris le sens de gravir les échelons, elle s’est vu inculquer la valeur du respect, du respect des plus âgés que ce soit, mais des personnes en autorité aussi. La génération qui nous succède, les « Y », voulez-vous vraiment que je la commente ? Celle à qui l’ont doit tout ! ;-)… Mais celle qui réapprend peut-être aussi à siffler ! 😉

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