« Managing Oneself » par Drucker

« Managing Oneself » a d’abord été publié en 1999 dans le Harvard Business Review. Il est le premier article que j’ai lu des œuvres de Drucker. J’ai choisi de faire le résumé critique de lecture sur cet article puisque je sais que cet ouvrage pourra m’aider à comprendre la gestion de base, qui me sera utile tout au long de ma carrière. Il nous enseigne que pour gérer une équipe, vous devez savoir d’abord comment vous gérer vous-même. Que vous soyez sur le point d’avoir un diplôme universitaire ou que vous soyez au début ou vers la fin de votre carrière, plusieurs des écrits de Drucker pourraient vous inspirer à poursuivre votre carrière en gestion de projet, ou gestion de personnel tout simplement.

Voici ce que j’ai retenu de très intéressant à partager de l’article « Managing Oneself », par Drucker.

Pour mieux vous connaitre, vous devez vous poser ce genre de questions:
– Quelles sont mes forces?
– Comment je travaille?
– Quelles sont mes valeurs?

– Quel est l’environnement de travail qui me correspond le mieux?
– Comment je veux me positionner et à quoi je veux contribuer?

Drucker préconise l’utilisation de l’analyse de la rétroaction afin de connaitre ses forces. Pour se faire, chaque fois que vous prenez une décision clé ou que vous faites une action, vous devriez écrire ce que vous pensez qu’il arrivera par la suite. 9-12 mois plus tard, vous comparerez les résultats réels obtenus avec vos attentes. Cependant, à mon avis, il ya un problème avec cette pratique puisque vous devrez attendre un long moment (tout au plus un an) pour une évaluation correcte de vos actions / décisions. Drucker estime que si cette évaluation est faite régulièrement, vous saurez où vos points forts se situent d’ici 2 à 3 ans. Je pense qu’il existe évidemment aussi d’autres moyens pour connaître vos forces, comme par exemple demander aux gens  qui vous entours ou avec qui vous travailler de vous décrire (comme un enseignant / mentors / amis). Aussi, presque toutes les entreprises  feront l’évaluation annuelle de leurs employés et indiqueront les forces et faiblesses de chacun. Cette évaluation est une très bonne façon aussi de voir comment vos supérieurs vous décrivent dans un environnement de travail et sur quels points vous devez travailler. Mais bien sûr, les actions et les résultats sont de bons baromètres pour votre auto-évaluation.
Dans son article, Drucker mentionne plusieurs implications de cette analyse de rétroaction. Les plus importantes, selon moi, sont les suivantes:
1. Misez sur vos forces et vous placer où vous pouvez les utiliser pour produire des résultats.
2. Vous devrez toujours travailler à améliorer vos points forts.
3. Remédiez à vos mauvaises habitudes.

La deuxième question est: Comment je travaille?
Il y à 2 questions à vous poser:
1. Suis-je un lecteur (lectrice) ou un auditeur (auditrice)?
2. Comment puis-je continuellement apprendre?
Répondre à ces questions est primordial, car chaque personne est unique et la façon dont vous performez est une question de personnalité. Certaines techniques d’apprentissage sont bonnes pour certains, mais pas pour d’autres. Certaines personnes travaillent mieux seules, certaines travaillent mieux en équipe. Certaines fonctionnent mieux en tant que dirigeants, certaines fonctionnent mieux en tant que subordonnés.

La troisième question à se poser pour mieux se connaitre est: Quelles sont mes valeurs?
Celle-ci est particulièrement importante puisqu’elle aide à décider si vous serez heureux et / ou si vous performerez dans votre choix de carrière / vocation ou non. Est-ce que votre valeur première est l’argent ou devenir riche? Ou préférez-vous peut-être aider les gens? Apportez-vous de l’importance à l’innovation ou préférez-vous que les choses soient inchangées? Vos valeurs déterminent si vous serez compatible avec l’organisation dans laquelle vous êtes ou serez (même chose avec des amis ou même en amour). Vous valorisez peut-être plus l’équilibre entre le travail et votre vie personnelle que votre salaire? Votre partenaire est un dépensier et vous un économiseur? Les valeurs ne doivent pas être exactement les mêmes, mais doivent être assez proche afin de coexister. Parfois, les valeurs peuvent également interférer avec vos forces. Par exemple, vous pourriez être un bon orateur, mais ne voudriez pas nécessairement utiliser cette force pour manipuler les gens.

Quel est l’environnement de travail qui vous correspond le mieux?
Si vous connaissez déjà les réponses aux questions Quelles sont mes forces? / Comment puis-je les utiliser? / Quelles sont mes valeurs?, de décider où est votre place et où elle ne l’est pas est d’autant plus facile.  Drucker ajoute dans son article que des carrières réussies ne sont pas toujours planifiées.  Donc, ne soyez pas trop résolus à l’idée de suivre strictement un plan de carrière non plus.

Comment je veux me positionner et à quoi je veux contribuer?
D’après Drucker, afin de répondre à cette question, vous devez adresser trois éléments distincts:
1. Qu’est-ce que la situation exige? Vous ne devriez pas exagérer les choses.
2. Compte tenu de mes forces, ma façon de jouer et mes valeurs, comment puis-je faire la plus grande contribution à ce qui doit être fait?
3. Quels sont les résultats qui doivent être atteints pour faire une différence?
Il faut aussi penser que les résultats soient mesurables, si possible. Il est vraiment mieux si vous pouvez quantifier vos résultats, étant donné l’importance accordée aux statistiques de nos jours. Qui sait, vous pourriez même un jour vous s’en vanter dans une entrevue avec un employeur éventuel.

Autres points à considérer:
La responsabilité de Relations. On dit que « Aucun homme n’est une île». La plupart d’entre nous auront à travailler avec d’autres personnes, sauf exception. Nous devons donc apprendre à s’entendre, et gérer notre relation avec des personnes difficiles (ceux qui font notre vie de travail comme l’enfer).
Il faut comprendre qu’une relation de travail se compose de 2 parties:
1. Accepter le fait que d’autres personnes sont des individus autant que vous êtes vous-même. Ainsi, les humains se comportent comme des humains et ils ont leurs points forts, leurs bizarreries, leurs valeurs et leurs propres façons de faire avancer les choses. Donc, attention à la fois à votre patron et à vos collègues.
2. Prendre la responsabilité de la communication. Les gens ont différentes tâches et responsabilités. En raison de la spécialisation, nous ne sommes généralement pas au courant de ce que les autres font généralement (sauf si tu es la seule curiosité qui parle à tout le monde et lit la description d’emplois d’autres personnes). Pour travailler en douceur et de façon productive et efficace, non seulement devez vous savoir comment vous faites votre travail, mais vous devez aussi avoir une idée de comment les autres font le leur aussi. Si vous ne savez pas de quelle façon vous y prendre pour accomplir une certaine tâche, ne serait-ce pas plus facile de demander à un expert au lieu d’essayer de le faire par vous-même? Parce que parfois comprendre les choses par vous-même peut vous faire perdre du temps précieux. Si vous rencontrez des difficultés qui vous mettent en retard sur un projet, ne serait ce pas mieux d’en informer votre patron / client avant que le projet arrive à échéance? Vous pourriez obtenir une extension ou une aide extérieure. S’il y a rupture de communication à ce moment-ci du projet, cela peut mener à une déception de la part des collègues / patrons / clients, en raison des attentes non satisfaites.

En conclusion, bien que l’article de Ducker fût écrit il y a bien des années, je pense qu’il reste très moderne et reflète bien l’époque dans laquelle nous vivons. Que nous soyons en haut ou tout en bas de la hiérarchie, je pense que cela se résume à la constante auto-évaluation et à l’apprentissage. Juste parce que vous vous connaissez vous-même et que vos valeurs se reflètent dans vos actions ne signifie pas que c’est la fin. Nous pouvons toujours apprendre de nouvelles compétences, et en fait, ce que nous valorisons peut aussi changer avec le temps. Je suis contente d’avoir lu cet article au tout début de ma carrière. Je pense que les gens qui mettent leur carrière sur le pilote automatique font une immense erreur. Nous ne devrions jamais cesser d’apprendre et d’améliorer nos relations au travail.

Nous vivons dans une époque d’opportunités sans précédent: Si vous avez l’ambition, le dynamisme et l’intelligence, vous pouvez monter au sommet de votre profession choisie, indépendamment du lieu où vous avez commencé. Cependant, avec l’occasion vient la responsabilité. Aujourd’hui, les entreprises ne gèrent pas la carrière de leurs « knowledge workers ». Plutôt, nous devons tous être notre propre directeur. Bref, c’est à vous de tailler votre place dans le monde du travail et de savoir quand changer de cap. Et c’est à vous de vous tenir engagés et productifs au cours d’une vie professionnelle. Pour faire toutes ces choses, vous aurez besoin de cultiver une profonde compréhension de vous-même. Quelles sont vos forces les plus précieuses et vos faiblesses les plus dangereuses? Tout aussi important, comment voulez-vous apprendre à travailler avec les autres? Quelles sont vos valeurs les plus profondes? Et quel type d’environnement de travail peut vous apporter la plus grande contribution? L’implication est claire: uniquement lorsque vous utiliserez une combinaison de vos forces et votre connaissance de soi pourriez  vous parvenir à une véritable et durable excellence.

J’espère que ce post vous fera aussi penser à votre carrière et que vous irez toujours de l’avant!

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