Le TIFF

Lors de sa création à Toronto en 1976, le Festival des festivals avec sa modeste programmation ressemblait davantage à un cinéclub. Et si on avait demandé à cette époque aux Montréalais ce qu’ils en pensaient, beaucoup auraient souri.

Maintenant on ne sourit plus… on s’interroge. Mais que s’est-il passé pour qu’en quelques années ce petit événement local supplante le Festival des films du monde et devienne le must de la planète cinéma ?

Un leadership éclairé!

En 1994 une petite révolution, sous le nom de Piers Handling, se met en branle. Pendant que  la concurrence ronronne, la petite organisation a décidé de se définir elle-même et de le diffuser haut et fort. Le nouveau PDG renomme l’événement  The Toronto International Film Festival (TIFF). Plus qu’une opération de branding, il en modifie la formule en juxtaposant une programmation grand public à  un événement qui s’adresse à l’industrie cinématographique. Tout en accordant une large part au cinéma canadien, il crée  un lieu unique pour promouvoir, réseauter et surtout tester les films avant la course aux Oscars. Autre choix stratégique : pas de jury… rien de menaçant pour la mise en marché d’un film. Le plus important prix du festival est le People’s Choice Award, qui s’obtient par vote du public.

Retombées médiatiques positives

Sa  programmation variée est étoffée selon des standards artistiques, mais aussi de mise en marché. Le Festival doit générer une attention qui apportera l’achalandage, la réputation et le soutien des gens d’influence. Les grands artistes qui ont une valeur au box office (Brad Pitt, George Clooney, Bono, Madonna) et tous les grands réalisateurs attirent plus de 1 000 journalistes.

Une adresse : des services !

Depuis 2010, la méga organisation du TIFF a sa propre adresse au cœur de Toronto, le Bell LightBox où se retrouvent la TIFF Cinematheque, une salle d’exposition et The Film Reference Library des salles de cinéma, salles de conférences et les Oliver & Bonacini restaurants. Pour augmenter sa portée, elle s’assure aussi une présence dans  diverses niches et ce à différents temps de l’année : le Sprockets pour enfants, Canada’s Top Ten, la programmation de la TIFF Cinémathèque.

Une vision commune – la mobilisation d’une ville !

La volonté de positionner le TIFF comme leader culturel mondial est  aussi la résultante d’un consensus et d’une stratégie intégrée des milieux d’affaires, politique et artistique dont la prémice est Toronto ville d’avant-garde. Tous ces gens ses sont dit : « Travaillons ensemble et réalisons une vision commune! ».  Au fil des décennies on a vu la ville se dynamiser , se doter d’une architecture singulière. De grands donateurs se sont mobilisés et ont contribué à embellir Toronto. Dans cette foulée les campagnes de collecte de fonds et l’appui des partenaires majeurs envers le TIFF furent un succès. Il s’est transformé en une grande fête du cinéma dont les retombées économiques pour Toronto se sont chiffrées à  170,4 millions $ en 2008-2009 et dont les projections dépassent 200 millions $ en 2011.

Allo Montréal ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :