À chacun son sac… ou sa boîte !

Le Québécois est de plus en plus soucieux de l’environnement : réduire, réutiliser et recycler est son nouveau mantra pour un avenir vert. Et en matière de packaging, le suremballage, y compris les sacs à emplettes à usage unique, c’est out ! Qu’à cela ne tienne, les commerçants sauront trouver un moyen de satisfaire les consommateurs.

Certains ont complètement retiré les sacs de plastique comme la SAQ et IKEA, d’autres ont décidé de les vendre à l’unité. Peu importe la formule employée, presque tous ont opté en parallèle pour la vente de sacs réutilisables, bien sûr, aux couleurs de la marque.

La stratégie là-dedans ? Dire aux consommateurs : « Oui, nous avons adopté le virage vert tout comme vous. Venez faire vos achats chez nous ! ». Ce qui a bien fonctionné, car depuis 2005, on compte en terme de millions le nombre de sacs réutilisables vendus au Québec. Une manne d’or pour toute organisation. Primo : le consommateur qui trimbale son sac réutilisable de commerce en commerce fait de la publicité gratuite. Secundo : ce sac-là, est bien souvent vendu au prix de 1$ ou 2$. Tertio : la compagnie économise en ne fournissant plus de sacs gratuits. Bref, le virage écolo a été payant autant pour les entreprises que pour les consommateurs ou l’environnement.

Mais aujourd’hui, comment se démarquer dans la profusion de ces sacs aux allures publicitaires ? Pendant que la plupart rivalisent d’imagination pour créer LE sac, la compagnie Aldo a décidé de faire autrement en 2009. Qui ne s’est pas déjà dit en achetant des chaussures : « Oh non! Pas encore un méga sac rigide qui ne sert à rien et une boîte en carton qui prendra le chemin du recyclage ». La solution trouvée : ajouter un cordon aux boîtes à chaussures en guise de poignée. Quand les boîtes se font sacs, c’est tellement plus simple. De plus, ces boîtes ont été conçues pour se transformer en coffrets de rangement pour documents, photos ou disques. Et on peut les recycler sans problème, étant fabriquées à partir de matériaux recyclés et écoresponsables.

Aldo a donc su trouver une valeur ajoutée à l’emballage de ses produits, qui en plus de répondre aux attentes des consommateurs, se distingue des concurrents. Dans ce contexte de respect de l’environnement, c’est plutôt innovateur, mais cette tactique n’est pas nouvelle.

Plusieurs se souviendront d’avoir déjà vu chez leurs grands-parents des verres aux motifs de cœur, de carreau, de pique et de trèfle. Ces verres, au départ, n’étaient en fait que des contenants de moutarde qu’on achetait pour ensuite réutiliser par souci d’économie. Pas pour réduire la quantité de déchets sur la planète. Aujourd’hui encore, Nutella vend un mini format qui, un coup vidé et enlevé de son étiquette, se transforme aussi en verre. Qui aurait pensé que donner une deuxième vie à un objet d’emballage aurait été à nouveau une stratégie gagnante en 2010 ?

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