Pour ou contre le détachement de la langue québécoise

Ce midi, Isabelle Maréchal discutait avec le chanteur Biz de Loco Locass sur les ondes du 98,5fm. Le sujet du jour allait dans le sens de ce qui occupe les manchettes par les temps qui courent, soit le CH de Montréal et dans le cas présent, la place de la chanson «Le But» au Centre Bell lorsque le tricolore déjoue l’adversaire. En ce moment, cet honneur revient à une chanson en anglais du groupe U2.

Outre le sujet de l’heure, il a été question de la langue québécoise. Est-ce que le dictionnaire français Le Petit Robert devrait toujours faire partie de nos habitudes québécoises? Lorsqu’on sait que la langue française de France et celle du Québec sont différentes sur plusieurs points, n’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur la possibilité d’avoir un dictionnaire français québécois (Elvis Gratton a déjà bien soulevé le problème!), autre que le dictionnaire du joual au Québec?

La question se pose puisque maintenant, plus de la moitié de la soixantaine de mots admis chaque année dans le dictionnaire français proviennent de la langue anglaise. Ici, on se stationne pour aller magasiner et non aller au parking pour faire du shopping! Il s’agit de l’exemple typique, mais au Québec on envoie un courriel, et non un mail (mot nouveau du Petit Robert). De plus, quand je fais la correction de texte dans mon fichier Word, Microsoft l’a compris en m’offrant le choix de vérifier l’orthographe des mots selon que je suis French ou French Canadian.

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2 Réponses

  1. Je ne peux m'empêcher de commenter l'ajout de ces fameux « nouveaux » mots issus de la langue anglaise dans nos dictionnaires français. Je trouve cela aberrant. Les mots existent en français, notre langue est précise, son vocabulaire varié, mais non il faut se rallier à la langue des affaires, à celle des Américains, à celle d’une planète (et c’est sans parler du chinois) qui se parle presque de façon télégraphique. You know !Comment se fait-il que l'on permette à ce point l'intégration d'aussi nombreux mots chaque année ? Si l'on n’a pas le souci de préserver notre langue dans un dictionnaire, comment y parviendra-t-on ? Cette mauvaise habitude annuelle abonde dans le même sens que les nouvelles technologies, on se rallie aux nouvelles façons courantes de s’exprimer des jeunes d’aujourd’hui : le clavardage et les textos. Bref, mais touchant. Droit au but. Pour un clin d’œil, un sourire, un mécontentement, rien de tel que de le faire savoir par l’ajout d’un foutu « émoticone », une binette en vrai français, rappelez-vous ! ;-)Cette question relance bien évidemment tout le débat sur la langue française au Québec, par la bande, la réforme scolaire, par ricochet, l’immigration et la langue parlée ou apprise ici de nos immigrants, le bilinguisme à l’école ou encore le cheminement de nos petits Québécois à l’école anglaise. Ils peinent à sortir du secondaire avec un français décent, mais parler anglais est un atout tel dans le monde d’aujourd’hui, qu’on est prêt à faire le sacrifice en partie du français à l’école. Nous en sommes à dire que le français seulement ferme des portes, mais qu’avec l’anglais tout est maintenant possible. You know !L’on se plaint que les jeunes ne savent plus écrire, mais nous sommes en train de leur dire, c’est correct, c’est dans le dictionnaire. Après cela, l’on viendra nous dire que le français descend du latin…, j’ai hâte de les voir tenter de retrouver la racine du mot dans quelques années d’ici. Bonne chance ! Que dis-je ? Bon succès ! Ils parleront tous le « twit international » !

  2. Pourquoi se déchirer entre un français universel et un français qui reflète ce que nous sommes? Au Québec, nous n'avons certainement pas un français inférieur : nous avons adapté le français à nos besoins, en en faisant un instrument efficace de communication. Le français québécois standard existe et peut être décrit. C'est pourquoi je suis convaincue qu'une norme québécoise du français est nécessaire!En ce sens, je vous invite à prendre connaissance du Dictionnaire du français standard en usage au Québec développé par le groupe de recherche FRANQUS (Français Québécois : Usage Standard) de l'Université de Sherbrooke : http://franqus.ca.Nous méritons un tel dictionnaire pour exprimer et concevoir le monde qui nous entoure!

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