Le contenu généré par les cibles : de la quantité, mais pas de qualité

Un pavé dans la marre du UGC (User generated content) : les campagnes invitant les internautes à produire un vidéo promotionnelle, trouver un slogan, un nouveau nom de produit, etc., génèrent plus de bruit et de contenu inutilisable que prisable.

Selon cet article de AdAge, plusieurs de ces campagnes n’aboutissent pas à un éclair de génie des utilisateurs. Au mieux, elles donnent quelques insights sur ce qui plaît ou non aux consommateurs, mais ne génèrent pas autant de contenu pertinent et utilisable : «The results have often been forgettable, fashioned by someone already in the business, or both.».

Selon l’article, les utilisateurs ne prennent pas au sérieux la commande qui leur est passée, produisant ainsi des vidéos tenant davantage de la parodie et du ridicule que d’une véritable action créative. «You’re getting these very poor quality spots, and it’s not even done in seriousness anymore. It’s almost like a joke».

Est-ce parce que les paramètres commerciaux (comprendre la cible, mettre les avantages et les bénéfices au coeur de la création, engendrer un saut créatif qui rende la publicité mémorable et persuasive…) ne s’accordent pas très bien avec le besoin de s’exprimer des internautes?

À lire.

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2 Réponses

  1. Intéressant comme données à l'heure ou les entreprises cherchent à générer du contenu à tout prix. Ces activités sont plus souvent qu'autrement des activités de relations publiques, quant à moi. Il est possible que les utilisateurs ne prennent pas au sérieux "la commande d'une entreprise" à cause des fondements liés au web 2.0: la partage et le positionnement à l'intérieur de son réseau. Les utilisateurs cherchent à partager et exprimer du contenu qui est propre à eux.

  2. Les propos de cet article vont dans le même sens que la célèbre citation d’Henry Ford ‘If I had asked people what they wanted, they would have said faster horses’. Ford mentionne ici que les consommateurs n’ont pas d’imagination car ils interprètent les choses avec leur quotidien : plus de ce qu’ils connaissent déjà pour moins cher. Par contre, il demeure que l’innovation provient de la cible par une compréhension en profondeur de leurs besoins, problèmes.Avec Internet, les marques ont une vie en dehors de la qualité des produits (le tangible). Car si les marques n’ont pas de comportement éthique à affirmer, elles s’associent à des causes pour aller chercher par exemple de la crédibilité (l’intangible). Et avec le web 2.0 et les médias sociaux, c’est la culture de la population qui s’impose. Le tangible et l’intangible vont de plus en plus se croiser car les cibles évaluent désormais la marque pour ce qu’elle fait partout à l’entour.

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